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1793-1794
la vallée jusqu’au Léman et y donner la mainaux émigrés rassemblés en nombre à Genève detoutes les parties de la Suisse 1 . Le 15 septem-bre, les Français, ayant reçu des renforts, ettrouvant un solide appui dans les jacobins deThonon et de Bonneville, enlevèrent Cluses àla baïonnette après un jour de combat. Le 28,ils donnent l’assaut aux redoutes de Mirabel,les enlèvent le 29 après une lutte furieuse etentrent le soir même à Sallanches. Le repré-sentant Simond fit fusiller, sous ses yeux,dix-sept paysans trouvés parmi les prisonnierssardes. La colonne fuyait à la débandade etdisparut par le col du- Bonhomme; on oubliade rappeler les postes détachés, ce qui permitaux Républicains de faire 540 prisonniers,traités fraternellement, dit le rapport de Char-les Verdelin à la Convention. On retrouva,cachés sous la neige, à Notre-Dame de la Gorge,quatre canons que l’ennemi n’avait pu empor-ter. Un détachement, guidé par les gens dupays, s’échappa du côté île Vallorsine et gagnaMartigny. Simond écrivait de Sallanches, le 2octobre : Les contributions que j’impose sur lescommunes qui n'ont pas voulu prendre lesarmes sont en espèces sonnantes, ce qui priverales jeunes gens du moyen de passer à l’étranger 2 .
1 Dès le mois d« mars, le conseil de Chambéry avait signaléces rassemblements au conseil exécutif de Paris et avait ré-clamé de la république de Genève l’expulsion des réfugiésfrançais.
2 11 est constant que le recrutement des régiments provin-ciaux de Savoie, qui se trouvaient en Piémont en 1799, conti-nua jusqu’en 17116, et que les soldats licenciés par M. de Cordondans les Bauges rejoignirent isolément leur corps, à Sure, en1794, C’est un bel exemple de fidélité au drapeau,