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Tome troisième.
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1793-1791

les excès de Paris et les impitoyables décretsqui frappent la ville de Lyon ont leurs contre-coups en Savoie; le 7 décembre, sur la motiondes clubs, le Conseil général du départementdécrète la saisie des vases d’or et d’argent deséglises; mais Simond ne fut cruel que dans sesproclamations, et le tribunal criminel ne restaimpitoyable que dans son langage ; il ne pro-nonça pas une seule fois la peine de mort 1 . Laloi fut, il est vrai, rigoureusement appliquée,par les commissions militaires, aux émigrésconvaincus d’être rentrés en Savoie dans unbut politique et aux prêtres non assermentésqui eurent l’imprudence de conserver le cos-tume ecclésiastique et d’exercer publiquementleur ministère 2 . La plupart furent incarcéréscomme suspects et déportés, plus tard, aux îlesde Ré et d’Oléron ; beaucoup s’évadèrent ;d'autres restèrent cachés dans les montagneset jusqu’aux portes de Chambéry, à Bissy et àBarberaz, ni dénoncés, ni poursuivis, quoique

ton, greffier. Favre montra une activité, une énergie et unamour du bien public qui auraient mérité un autre théâtre etd’autres temps.

1 « Si l’on avait voulu être plus rigoureux, on l’aurait pu, caril y avait peine de mort contre les émigrés rentrés, et la plupartdes prêtres rnis en jugement étaient dans ce cas. » (Mgr Billiet.Mém. ecclés. 392.) — A. SENAT. Reg. de corresp. pour l’accu-sateur public, de 1793 à 1795.

8 On voit par l’affaire du prêtre Bérard (Reg. du irib. crim.,folio 25) qu’on tolérait, au plus fort de la Terreur, l’assistancedes prêtres aux sépultures, ü la condition qu’ils fussent en habitcivil. Les Archives constatent que des détenus compromis pouravoir donné asile à des émigrés ou pour avoir crié : Vive leroi ! furent acquittés. (Procès de Etienne Adam. 13 nivôse,an II.) Vers la fin de 1793, on réorganise le collège de Cham-béry ; parmi les douze professeurs choisis par le Conseil géné-ra), on remarque quatre prêtres.