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Tome troisième.
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1199-1800

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disait-on, au delà des mers par la jalousie desministres, et qui semblait, en s’éloignant, avoiremporté la fortune de la République. Soudainon apprend qu’il débarque à Fréjus (8 octobre),que le Directoire est renversé (9 novembre 99—18 brumaire) et que le Consulat va réparerles maux du pays (24 décembre. — Constitutionde l’an VIII). Dès le 18 novembre, l’abolition dela loi des otages, le rappel des prêtres déportés,la tolérance pour le retour des émigrés et l’exer-cice du culte ramènent la confiance.Tandis queJoseph de Maistre publie à Lausanne ses Con-sidérations sur la France, première protesta-tion contre les abus de la Révolution, le préfetdu Mont-Blanc, Saussay, fait arrêter les prêtresqui, se méprenant sur les conséquences de laréaction du 18 brumaire, prêchent la désobéis-sance aux lois et annoncent le retour de l’ancienrégime. Le 27 juin 1800, Bonaparte, vainqueurà Marengo, traverse la Savoie pour rentrer àParis ; sur la route du Mont-Cenis à Pont-de-Beauvoisin, il fait élargir les prêtres détenuset autorise les prières publiques et les proces-sions. Le vicaire général Rogès, revenu de l’îlede Ré, contraint par son zèle excessif les au-torités de Chambéry à user de rigueur contreles imprudents qui déclament contre les acqué-reurs de biens nationaux et vouent aux flam-mes de l’enfer quiconque s’est marié civilementdepuis 1792. Le Concordat du 15 juillet 1801,publié en Savoie en 1802, vint enfin rendre lapaix aux consciences et supprimer dans ce paysle seul motif qui pût perpétuer quelque irrita-tion contre l’annexion française.