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Tome troisième.
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1796-1798

mais l’on exagéra les impôts indirects, lesdroits de timbre et de mutation (lois du 22frimaire et du 13 brumaire an VII), les droitsde douane ; on imagina des centimes addition-nels pour les dépenses locales, des octrois auxportes des villes pour l’entretien des hôpitaux ;et la taxe des portes et fenêtres. La loi sur laconscription (3 septembre 1)8), fut aggravéë,dix-sept jours plus tard, par l’appel de 200,000conscrits et l’émission de 125 millions en bonsde délégation sur les acquéreurs de biens na-tionaux. La loi du 0 prairial an VII (25 mai1799), qui ordonne la perception d’un décimeextraordinaire de guerre, en augmentation detous les impôts, celle qui double la contributiondes portes et fenêtres, celle qui abroge les pré-cautions contre la presse, etc., servirent deprétexte et d’occasion à la coalition des partis;le remplacement de trois directeurs sur cinq(30 prairial -- 18 juin), amena au pouvoir ceshommes médiocres qu’on charge ordinairementde tous les intérim b Sieyès et Barras, unis auxJacobins, au lieu d’alléger les charges publi-ques, remettent en vigueur les lois d’urgencede 93, décrètent l’appel des conscrits de toutesles classes, un emprunt forcé et progressif decent millions, et la loi des otages qui autorisetous les excès de l’arbitraire.

Les partis usent rapidement les hommes ; eux-mêmes ne s’épuisent qu’avec le temps, et, enattendant les effets du temps, la dictature estl’unique force qui les puisse dompter. Plusqu’aucune autre province, la Savoie souhaitaitet réclamait le retour de ce jeune général , exilé,

' Thiers. Hist. delà Révolution. X. 241.