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Tome troisième.
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1801-1804

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de chasse 1 et de libre parcours 2 compromit lesrécoltes et les forêts. La. loi du 10 juin 1793 or-donnait le partage des biens communaux partête d’habitant, mesure injuste, imprudente, quiruinait la communauté sans apporter à chacunde ses membres un avantage appréciable ; leslois de l’an V vinrent heureusement rétablir lesprincipes salutaires qui consacrent la propriétécommunale sous la tutelle de l’Etat 3 . En 1801,le préfet du Mont-Blanc, pour mettre obstacleà la dévastation des bois, remit en vigueur lesdispositions pénales de l’édit de 1669; les tor-rents débordaient, les avalanches emportaientdes villages entiers à la suite des coupes incon-sidérées faites parla cupidité des paysans 4 .

L’usage de Savoie, en matière de succes-sion, était de fixer les légitimes en argent, afinde laisser autant que possible la masse des biensentre les mains de l’héritier institué. La loi du

1 On retrouve dans les statuts d’Amédée VUI et dans les plusvieilles patentes l’idée de protection des oiseaux, utiles presquetous à l’agriculture. Voir l’art. 1 er du Ch. V du livre III du Rè-glement de 1773.

2 La chèvre, le bétail du pauvre, a dévasté nos bois plusencore que la hache des maraudeurs. En face de Chambéry ,la montagne calcaire, raboteuse et nue de Lémenc, figure, surles terriers des Bénédictins et les plans du cadastre de 1738,comme vignobles au midi et bois touffus partout ailleurs. En1790, la montagne de l’Epine et la Dent-du-Chat étaient cou-vertes de hautes futaies.

3 L’ancienne législation savoyenne repoussait le partage descommunaux à titre gratuit comme attentatoire aux droits de lacorporation distincts des intérêts privés.

4 Pendant que j’écris ces lignes, l’affaissement de la mon-tagne du Bois, près d’Aigueblanehe (Moûtiers), prouve ce quedeviennent les ruisseaux inoffensifs et les roches schisteusesquand le sol cesse d'être protégé par les arbres. La rage dudéboisement a saisi jusqu’aux autorités municipales de certainesvilles de Savoie abattant les platanes de leurs promenades.