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Tome troisième.
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1801-1804

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i’Arve. La batellerie sera toujours le mode detransport le plus économique ; en cela, commeen certaines autres choses, l’extrême civilisa-tion se rapproche des habitudes élémentairesdes peuples primitifs dont les meilleurs cheminsétaient les rivières, ce s routes qui marchentseules. Les cours d’eau canalisés et les canauxécluses, rivières artificielles, feront, dans untemps prochain, une rude concurrence aux che-mins de fer qui resteront des voies rapides. Legouvernement impérial, qui ne prévoyait pasles découvertes de 1823 et 1829, se préoccupaitd’abréger la route de Suze à Modane par le per-cement d’un tunnel semblable à ceux du montViso et de la grotte des Echelles, sous le col dePelouse; un canal, ayant son point de départ àMontmélian, devait aboutir au lac du Bourgetet relier l’Isère au Rhône*. Enfin le tunnel pro-jeté sous la montagne de l’Epine aurait donnéun accès direct, facile, de Chambéry sur Lyon,à travers le Petit-Bugey, dans la direction desvoies antiques, mais en les abrégeant de prèsde dix lieues, et cette voie, au nord, se reliaità Genève par Annecy et Saint-Julien. Malheu-sement, les énormes dépenses de guerre nepermirent pas de mettre la main à la plupartde ces travaux; d’aussi longues entreprises sontles œuvres de la paix.

En 1792, le total des impôts directs 2 des pro-

1 Les plans et devis de ce canal furent remis, lors de la resti-tution de la Savoie, parles ingénieurs français aux ingénieurssardes. (Art. 148, n° 2 de l’inventaire du 15* février 1816.)

s Se composant de la taille royale, de la dtme pour 1/30 durevenu et des taxes diverses restant à la disposition des inten-dants pour les besoins particuliers des provinces : ponts-et-chaussées, boucherie, corvées, logements militaires, etc.