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Tome troisième.
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1813-1814

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siècle ; ces soldats allemands, venus commeeux du haut du lac, faisaient preuve de brutali-tés semblables et d’avanies odieuses; on lesconfondait dans la même exécration.

Le 14 mars, l’Empereur rompt les confé-rences de Lusigny, parce que l’ennemi exigeantque ses lignes enveloppent la Savoie, il ne s’estpas cru le droit de remettre de nombreuses etdévouées populations sous le joug de fer dontelles avaient été délivrées. Mais on apprend lacapitulation de Lyon (21 mars); des massesénormes débouchent sur Châlons et Genève ;la Savoie, prise de flanc, se sent impuissanteet laisse tomber des armes devenues inutiles ;Paris avait été livré le 30; le 2 avril, le généralcomte Bubna, suivant à deux lieues de distanceles troupes françaises qui se retirent à marchesforcées, réoccupe Chambéry et décrète des ré-quisitions de vivres et d’argent qu’il se fait livrerà bref délai 1 . Un armistice, signé à Planaise le11 avril, laissa en présence les Français, impa-tients de livrer bataille, et les Autrichiens assezembarrassés de l’attitude réservée des Sa-voyens. On apprit soudain les stipulations dutraité de Paris (30 mai 1814) qui conservait à laFrance une partie de la Savoie. La surprise futgénérale, car les coalisés, au Congrès de Pragueet au Congrès de Chàtillon, n’avaient cesséd’affirmer que la France serait réduite à sesfrontières du 1 er janvier 1792, et l’armistice dePlanaise, devançant des conditions qui sem-'

1 Le 6 avril, 500,000 fr.; le 20, 250,000 fr. en grains et den-rées ; le 26, 6,000 chemises, etc. Les commissaires répartiteursfurent : à Chambéry, MM. Salteur de La Serraz, de Buttet, Gabet,Grand, Jacquemoud; à Annecy, M. de Thiollaz; à Moûtiers,M. Greyffié.