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Tome troisième.
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1813-1814

patiemment des ordres ; le 6 février, les déta-chements autrichiens qui s’étaient aventurés àBellecombe et aux Echelles sont écrasés ; le 17,Dessaix enlève à la baïonnette le pont de Mont-mélian et ses cavaliers nettoient la vallée del’Isère jusqu’à Conflans. Le général Marchand,de son côté, attaque à la fois les avenues deChambéry par la route des Marches et par celledes Echelles ; Zechmeister, inquiet de l’attitudehostile des habitants et de feux allumés quiressemblent à des signaux, se retranche, pen-dant la nuit du 18, sur la colline de Lémenc.L’avant-garde française pénètre aussitôt dansla ville, et, le 19, à l’aube, soldats et habitants,animés de la même ardeur, donnent l’assaut àLémenc et forcent l’ennemi à reculer jusqu’à laCroix-Rouge où il tient jusqu’au soir. Dans lanuit, il se retranche à Ragès, appuyant sa gau-che à Montagny, sa droite à Voglans; Marchandattend l’avis du mouvement du duc de Casti-glione qui, chassant l’ennemi de Mâcon et deBourg, marche sur Genève par Nantua ; infor-mé, le 21, que ce mouvement s’exécute, il atta-que les positions, de Ragès ; le 22 février, lechâteau de Montagny est pris d’assaut ; l’ennemirecule en désordre, est écrasé à Alby, et ne serallie que dans les rues d’Annecy où il tente undernier et vain effort (24 février). Le 1 er mars,Dessaix bat dans la plaine de Saint-Julien lagarnison de Genève sortie pour appuyer la co-lonne qu’il chassait devant lui depuis dix jours.Trop foible pour profiter de ses succès, il secontente d’observer Genève et les rives du Lé-man et d’arracher ses prisonniers à la fureurdes paysans. Les gens du Chablais avaient con-servé un mauvais souvenir des Bernois du XVI e