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Tome troisième.
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1827-18S0

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clergé : L’Anti-Emile ou Réflexions sur lathéorie et la pratique de Véducation, du car-dinal Gerdil ; les Soirées de Saint-Pétersbourg,de Joseph de Maistre ; les Lettres choisies, desaint François de Sales ; la Vie de Jésus-Christ,de l’abbé de Saint-Réal ; les Conférences, del’abbé de Frayssinous; les Œuvres spirituelles,de Fénelon; les Pensées, du P. Jatnin; le Jour-nal d’Amélie, par le comte de Fortis ; et Y Elogehistorique du président Favre, par le sénateurAvet. Sauf les trois derniers d’un ordre plusspécial et plus modeste, c’étaient des livresd’une haute portée et d’un choix excellent;mais, réduire à huit ouvrages exclusivementreligieux la bibliothèque d’un homme de goûten 1830, n’était-ce pas faire trop bon marchédes exigences de l’opinion et des progrès del’esprit humain?

L’inévitable effort de franchise qui succèdeà toute compression de la pensée se traduisaiten Piémont par l’immense publication des loissardes que colligeait l’avocat Duboin avec unesprit libéral et une profonde science (1828); etun magistrat, le comte dal Pozzo, imprimait, àParis, son courageux travail sur les anciennesassemblées nationales de la Savoie et du Pié-mont, qui lui valut l’ordre de rester en France(4829). En Savoie, le 9 décembre 1829, à larentrée du tribunal de judicature - mage, lesubstitut avocat-fiscal Justin prononça un beaudiscours sur la fermeté du magistrat, et, à lareprise du cours de l’école de Droit, l’avocatRaymond lut un discours latin, vif et nerveux,sur les principes des lois, qui l’eût certainementconduit en exil si on l’avait compris.

La Révolution de 1830 éclate; la Gazette de