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1847-1848
de la vie usuelle 4 ; la création de la Banque deTurin facilitait les transactions ; la législation sevulgarisait à mesure qu’elle se simplifiait 5 ; lespopulations, ramenées à leurs vieilles traditionsmunicipales, se préoccupaient assez de leursintérêts pour mériter ce reproche, étrange dela part d un journaliste dont le rôle en pareillematière est d’être plus indiscret que personne :Le public est tout à fait curieux ou du moinsil l’est devenu à un point extraordinaire depuisqu’on lui a permis de l’être.
Le Piémont, désormais lâché sans freins surla pente, ne perdit point le temps en réflexionset mit en pratique l’axiome révolutionnaire :A qui veut réussir , l’audace. Gioberti exigeque l’instruction publique soit enlevée aux Jé-suites ; d’Azeglio publie le Programma perl’opinione nazionale; Gênes, Turin, Nice, fontau roi des ovations enthousiastes; il y répondpar les paroles hardies que son aïeul Charles-Emmanuel I er adressait, en 1611, aux patrioteslombards : Que l’opinion des Italiens dicte maconduite ! Le 3 novembre, le traité de Turinconsacre l’union commerciale et industrielle
1 Le 29 juillet 1847, patentes qui suppriment l’article du Rè-glement de 1773 prohibant la sortie des fourrages et engrais.— Le 14 septembre, la place Saint-Léger, avec ses trottoirs,devient plus que jamais le rendez-vous à la mode et le cercledes nouvellistes. — Le 20 novembre, avis portant que lesbureaux de poste seront désormais ouverts, pendant 4 heures,les dimanches et jours de fêtes.
! L’avocat Désarnod publie le Répertoire du Code civil; lesavocats Pillet et Revil, la Jurisprudence décennale ou collectiond’arrêts rendus par le Sénat , de 1838 d 1848, travail imité duCode Fabrien et des Recueils français de jurisprudence. En1839, l'avocat Replat avait déjà rédigé le Manuel du juriscon-sulte savoisien, excellentes tables de concordance avec le droitfrançais.
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