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Tome troisième.
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1849

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qu’ils avaient reçu des électeurs 1 , disparut,sans écho, au milieu des clameurs patriotiquesd’une assemblée d’Italiens.

L’heure n’était plus aux transactions. Entrel’invasion étrangère qui menaçait l’Italie et laRépublique qui menaçait son trône, Charles-Albert n’avait plus qu’une suprême ressource,la fortune des armes. Rattazzi remplace Gio-berti;le 20 mars, le roi franchit le Tessin, lepremier, marchant, triste et sombre, au désastrequ’il pressentait ; il se bat le 21 à Sforzesca, le22 à Mortara, et le 23 à Novare. Au soir decette journée d’efforts héroïques où la mort nevoulut pas de lui, Charles-Albert abdique. Lesdépêches annonçant le deuil de la patrie pié-montaise laissèrent la Savoie presque indiffé-rente ; on se préoccupait uniquement des listesdes tués de Novare. Le 27 mars, quelquesjeunes gens promènent le drapeau français ;à Albertville, le comité radical propose la réu-nion d’une assemblée nationale ; on en plai-sante. Le 10 avril, un journal, excessif dans sahaine de la Révolution, ne trouva, pour honorerles défenseurs de Brescia, que des parolesblessantes : C’est le dernier acte de cette farcebelliqueuse de l’affranchissement de VItaliepour laquelle nous avons payé assez cher notrebillet d’entrée.

M. Brunier, qui était alors le chef du partilibéral français, dirigeait une guerre sans trêvecontre les théories des journaux cléricaux :l’Echo du Mont-Blanc, d’Annecy, et le Cour-rier des Alpes, de Chambéry; ceux-ci répondi-

1 Voir le Mémoire explicatif adressé quelques jours plus tardaux membres des Conseils provinciaux et divisionnaires.