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Tome troisième.
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1850-1855

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accompagné de M. de Cavcrur, traverse Cham-béry à son retour de Paris ; Mgr Billiet réclamele maintien des établissements religieux ; lesmanifestations de la foule furent significatives ;un témoin oculaire les résumait ainsi :

« On a cru remarquer que S. M. avait reçu des im-pressions pénibles, et l’on dit même qu’elle ne se seraitpoint arrêtée à Chambéry si le maître de poste avait étéen mesure de fournir des chevaux pour continuer im-médiatement le voyage. La présence de M. de Cavourcausait dans toute la ville une sensation pénible indé-finissable. Le respect dû à S. M. a seul arrêté une ma-nifestation qui aurait pu prendre des proportions in-quiétantes. Tels sont les faits dans leur triste réalité.Ce que les feuilles ministérielles ont publié de l’en -thousiasme et de l’allégresse des populations est unepure invention, à laquelle la ville de Chambéry toutentière donne un démenti solennel'. »

Les débats judiciaires à propos de la loi du29 mai n’étaient point les seuls motifs du mé-contentement public. Le tracé définitif du che-min de fer venait d’être adopté ; ce tracé parais-sait être, aux yeux des hommes compétents,l’arrêt de mort de l’activité du pays. D’après lesplans primitifs, la ligne principale devait, ausortir de la Maurienne, s’embrancher à Aytonsur une ligne secondaire qui, remontant lavallée de l’Isère jusqu’à Contlans, gagnantAnnecy par Ugines, Faverges et Duingt, seserait, de là, divisée en deux branches, l’unecourant vers la vallée de l’Arve par Le Plôt, LaRoche, Bonneville, Annemasse, l’autre versSeyssel par Rumilly. La ligne principale, serattachant à Turin par la Percée des Alpes*,

• Lettre du lundi 10 décembre 1855.

! En 1832, un géomètre de Bardonnèche, Joseph Médail,