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durent. Tu feras entendre prudemment et dans lesoccurences que tu jugeras à propos les mespris que cer-tains ont par icy des commandements de s. M. et qu’illui plaise y mettre la main par sa miséricorde et noustirer d’ennuy. Et ce porteur te dira aultres choses debouche et aussy prie N. S. Dieu t’avoir en sa grâce avecle bien que je te désire. Escript de Verceil, ce 4 e de may1540. Ton père. Charles.
DOCUMENT N° XV
P hilibert, comme le déplaisir que j’ay reeeu de nepouvoir te bailler l’argent est très grand, je ne mecontente pas te l’avoir tesmoigné parles lettres escriptespar l’occasion du Sgr de Chalant; ains je te veux le direplus amplement par ledit porteur Miehaut pour te faireentendre plus particulièrement le regret que j’en ay etaussy qu’il est convenable d’avoir considération de lapovreté des subjets et des novelletés que font les minis-tres et Ilespagnols depar icy à mon encontre qui, si S. M.n’envoye provision n’auray bien tost nul moïen de suffireà mon ordinaire lequel est bien maigre. De Verceil, ce16e de febvrier 1542. Charles.
DOCUMENT N- XVI
A yes donc soin de ta santé et pour l’amour de moydont tu es le tils si chèrement aymé et aussy pour lecontentement et le repos â venir de ces paovres peuplesde par de là si grandement foulés à ceste heure par lamalechance et le déplaisir de la volonté de N. S. que jesupplie qu’il ne t’arrive rien de fascheux. Je ne feraycettuy plus long que pour t’adviser d’adjouster créance à
ce que ledit Carraz 1 te dira de la part de ton père.
(3 juin 1542.)
' Qui figure en qualité de maître des comptes, ainsi queMiehaut (Document n° XV) dans le procès-verbal de restitu-tion des Etats, du 7 août 1559.
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