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de Sa Majesté sur la frontière — Estant informé que,nonobstant les deffenses, certains officiers locaux onttraité avec ces officiers, cavaliers et dragons pour com-poser en argent sur les fourrages, le pain et la viandequi leur doivent estre fournys, et mesme à des prix siexhorbitans que cela ne peut estre toléré, à quoy estantnecessaire de pourvoir : Nous ordonnons que nostreordonnance du 9 octobre sera executée suivant sa formeet teneur, fesons de nouveau defîense aux dits officierslocaux de fournir autrement qu’en espèce le pain, laviande et les fourrages qui ont esté réglés pour les ditsofficiers cavaliers et dragons qui sont en quartier dansles communautez ; comme aussy aux habitans de contri-buer en argent que pour le sol qui doit estre distribuétous les jours à chaque cavalier et dragon, quand bienmesme il y auroit des délibérations à ce contraires, eten cas que par mauvais traittementsles officiers ou dra-gons veuillent faire venir les habitans à composition,ordonnons aux officiers locaux et habitans d’en porterleurs plaintes aux commissaires des guerres préposés àla police des trouppes pour décider telle peine que dejustice. Fait à Grenoble le cinquième décembre 1709.Bavyn, par monseigneur : Montigny.
Ces deux documents (n os 56 et 57) sont tirés des Archi-ves du Sénat. — Registre secret IV. — N° CLXXVIIdes Registres généraux, lettres et arrêts, folios 7 à 12.
DOCUMENT N» LVIII
Lettre du comte Mellarède à MM. les nobles syndicsde Chambéry.
M essieurs, nous voicy enfin parvenus au terme quedoivent finir les calamités de nostre pays. La paix aestée signée aujourd’buy entre la France, l’Angleterre,la Hollande, le Portugal, la Pruziane (sic) et nous. Jevous en félicite. Je ne doubte nullement que la nouvellede la paix ne porte la jove dans tous les cœurs de noscompatriotes. Mais je crains aussy que cette mesme paix