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ne soit outrée dans quelques uns et que dès lors elle neles engage à des impatiences qui d’ailleurs ne servirontde rien. Et comme nous devons vivre de commerceavec les François comme nos plus proches voysins, jevous prie d’inspirer à nos gens des senlimens de dou-ceur et de modération. Je fmy pour vous dire pax cobiset pour la conserver il faut estre bonœ voluntatis. ATItrich, ce II e d’avril 1713. —Me lumière.
DOCUMENT N» LIX
Lettre des nobles syndics de Chambéry aux noblessyndics de Moustiers.
M essieurs, je viens vous prouver que je suis de pa-role. Toute mon éloquence consiste à vous partici-per de la paix dont vous trouverez ci-jointe la copie.Mons. le comte Grossi porteur de ceste grande nouvellearriva hyer au soyr à sept heures allant à Turin, il m’alavssé l’original de la présente. Mons. l’intendant de
B... arriva icy. (illisible) dont il ne partira que ven-
dredy. Soyez persuadez, Messieurs, que je n’oublierayrien à vous participer de tout ce qui pourra vous faireplaysir et que j’ay l’honneur d’estre votre très humbleet très obeyssant serviteur. — Perrin. —De Chambéry,le 18 e d’avril 1713.
Les u os 58 et 59 sont tirés des Aucu. jilnicip. de Moû-tiehs. — Registre des délib. lit, folio 158. (Annexe.)
DOCUMENT N« LX
Lettre du Sénat sur le libre échange.
C 'est une bonne politique et presque partout usitéed’attirer chez soy autant que Von peut l’argent despays étrangers, ce qui à la vérité ne se peut faire enSavoye que par quelques denrées et bestiaux qu’onélève dans les montagnes estant desniiee de tout autrecommerce. La récolte des bleds est si minime et celle