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suivants qui sont sans doute les autheurs de ceux quipossèdent actuellement les biens dudit mas puisqu’ilssont nantis des affranchissements et conservent lesmêmes noms (voir le document n° LXXI) : — Perret,Armand, Charbonnier, David, Salomon, Armenjon,Tissot, Poissard, Jacquiot, Mugnier, Michaud, etc., qui,sous vingt-cinq cotes, forment le nombre des quarantetestes chefs qui avant 1572 étoient astreints à la condi-tion taillable et ont depuis payé finance à S. A. de quile seigneur de Lescheraine a droit. Quant aux frèresBouvier ils ont acquis leur liberté depuis longues an-nées par leur demeurance dans le moulin sous le chas-teau appai’tenant à spectable Lépine, lequel existe dansles limites des franchises accordées aux bourgeois duChattellard par le comte Edouard à forme des LettresPatentes, du 9° mars 1324; il suffit d’y avoir demeuréper annum continuum el diem tmuin sine reclamatiomDomitii sui proprii : privilèges qui ont été ratifiés parplusieurs princes, notamment le 17 e janvier 1392 oùl’on voit que lesdits, bourgeois ont payé 1050 ducatsd’or qui ont esté employés pro redemplione offuiorumnostrormn (voir page 380 du tome I er ); on a aussyévalué la condition taillable des fonds communs deshabitants du hameau de Mont Lardier dont l’échutte nesçauroit arriver. Par tous ces motifs, on supprime l’art.XIV de l’évaluation ; l’art. XXI sera de mesme sup-primé en son lien et on espère de l’équité de ce seigneurqu’il ne prendra point ces représentations en mauvaisepart. Pendant deux siècles qu’on n’a rien rénové au Chat-tellard et qu’il s’est fuit quantité d'a jfr mu,tassements,plusieurs servis peuvent être devenus absolument invé-rifiables et par conséquence perdus pour le seigneur.
D’ailleurs, dans le courant du dernier siècle, les sei-gneurs du Chattellard, notamment le prince Thomasde Carignan pour estnblir son haras , se sont fait troisdomaines considérables dans les endroits les plus gra-cieux et les plus fertiles de la paroisse, eu rassemblantpar acquis ou par eschange toutes les pièces des diffé-rents particuliers; ces domaines sont les Ecuries, leBrillât, le Fertbally; on voit par des contrats de 1633