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commissaires qui, déjà, sont venus parmi eux.—Simondexpose à l’assembiée que ses compatriotes ne le deman-dent que parce qu'il parle tous les différents patois.L’ordre du jour invoqué est adopté. Un second députédes Allobroges témoigne de la joie que la réunion de laSavoie à la France va répandre dans son pays. — LePrésident : Vous venez d’entendre les vives acclama-tions que cette réunion a excitées dans le temple de laLoi. Une union universelle, voilà la gloire de celle heu-reuse journée. Déjà la nature avoit décrété la réunionde la France et de la Savoie. L’assemblée vient de ladécréter comme la nature ; et le seul trône qui existeraencore entre elles sera celui de la Liberté qui, placé surle Mont-Blanc, dominera sur la France, la Savoie ettous les peuples libres de l’univers. (Vifs applaudisse-ments.) La séance est levée à 4 heures au milieu del’enthousiasme universel.
Extrait (le la feuille le Républicain. Journal des Hom-mes libres de tous les pays, publié à Paris par desdéputés patriotes. — 27 du 28 nov e 1792, pages
107 et 108.
DOCUMENT N» LXXXIX
Séance du Conseil général de la commune de Moûtiers.
(15 juin 179.1.)
L ecture a été faite d’une lettre adressée au Directoirede ce District par le citoyen Simond, député à laConvention nationale, du 3 juin. — La matière ayant étémise en discussion : Le Conseil général, ouï le procu-reur de la commune, a passé à l’ordre du jour sur lecontenu de ladite lettre, motivé sur ce qu’un des mem-bres les plus éclairés de cette ville a déjà donné au ci-toyen Duport, député du Mont-Blanc à la Conventionnationale, des renseignements sur toutes les questionsrenfermées dans la lettre du citoyen Simond dans lecourant de may dernier, en observant que tout ce quel’on auroit pu ajouter aux notions données à ce sujetsont celles relatives à l’esprit public de ce district, lequel