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d’un devoir que me commandent impérieusement la voixde ma conscience, la loi de Dieu, ainsi que le respectet l’amour que je dois avoir pour l’estime de mes conci-toyens ; le règne de terreur et de sang que la Conven-tion vient d’anéantir étant fini, je puis enfin remplirce devoir avec franchise dans une entière conviction dutort que j’ai eu en prêtant par devant vous, sous la datedu 28 floréal dernier, le serment d’abjuration prescritpar Albitte, et j’mirai un éternel regret d’avoir souscrità cette déclaration sans avoir examiné dans le tempstoute l’impiété d’un tel acte. Je rétracte donc le susditserment de la manière la plus solennelle. Je suis per-suadée, citoyens, que vous n’envisagerez pas ma rétrac-tation comme une insulte à la loi. Aucune loi n’avoitexigé une telle abjuration ; au contraire, celui qui l’avoitordonnée a violé lui-même formellement les droits del’homme et la Constitution. Du reste, je proteste,citoyens, que je me ferai toujours un devoir de memontrer en citoyenne paisible et fidèle à tout ce quepeut exiger le bien de la patrie, pour la prospérité delaquelle je ne cesserai de former les vœux les plus ar-dents. Usant du droit de pétition que la loi accorde àtout citoyen, je requiers et demande que lecture de laprésente déclaration soit faite au Conseil de votre com-mune et de m’en expédier acte. Fait aux Allues, ce 18tloréal l’an III de la U. F. — Signé : Innocente Ruffinat.
Autre identique de Joséphine Milloz, des Allues. Ellesétaient religieuses de Sainte-Claire à Moûtiers ; néestoutes deux à Turin, et liées par les voeux, l’une de-puis 11 ans, l’autre depuis 5, à la date du 28 tloréalan II. Le Conseil insère leurs lettres et passe à l’ordredu jour. (Reg. Vil, folio 072-358. Verso. Annexes.]
. DOCUMENT N» XCIX
L e 15 mai 1793 a été traduite par la troupe la nom-mée Marguerite Frigelet, natif de Thône, âgée d’en-viront 36 ans pour cause révolte, et a eu le pain ledit