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Tome troisième.
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croyons rien moins sinon que le païs les veuille sup-porter pour encore un peu de temps, puisque oultreFimpossibilité de faire autrement il s’agit de l’asseurancede leurs vies et biens. Et puisque nous devons estresilost de là nous avons retenu l’argent de la levée(iui estoit prestà partir affin de le porter avec nous....(Turin, 31 août 1600.)

DOCUMENT N» CXL

I l n’estoit besoin d’envoyer icy l’advocat Cerise pourvous représenter, corne il a faict avec une grandeefficace, car nous vous loüons et rendons meilleuresgrâces de vos zèle et bons offices. Sitost qu’avons en-tendu les désordres que ces Espagnols y vous ont faictavons mis les bottes pour monter à cheval et venir aupaïs mais eûmes advis de la venüe du comte de Fuentèset l’avons deu attendre, et n’a pas esté que nous n’ayonsprié diverses fois Don Innigo de les faire contenir en

toute modestie et encores luy escripvons.Car ce n’est

point mon intention de faire tenir en ce païs aultre gar-nison que par vous mesme. (Turin, 6 septembre

1600.)

DOCUMENT N» CXL1

L e Duc de Savoye aux Commis d’Aoste, etc. — Aprèsl’accord ensuyvi avec ceux de Genève, le comte deFuentès s’est résoulu de licentier le régiment des Ita-liens qui passarent dernièrement en Savoye sous lacharge du comte Guy de Saint-George lesquels devansretourner en leurs maisons nous avions pensé de lesfaire revenir par les mesmes estappes de la vallée deSuse et Maurienne. Mais les communes ont recouru avectant d’instances, allégant la foulle reçeüe déjà en allantoultre celle du passage et retour de la cavallerie quenous envoyâmes dernièrement pour renforcer Mgr d’Al-bigni que pour ne les ruyner tout à faict nous n’avons