SA FAMILLE - SON ENFANCE ■—■ SON EDUCATION 19
clésiastiques habitaient au dehors ou en province,on avait disposé un certain nombre d’appartementspour y loger dix ou douze étudiants. C’est une deces dix ou douze places qui avait été donnée au filsdu prévôt des marchands.
La licence, à laquelle il se préparait, se composaitd’un certain nombre de thèses : la tentative d’abordpour devenir bachelier : Turgot l’avait déjà soutenue ;et ensuite la mineure , la sorbonique et la majeure.
Six mois après son admission à la Sorbonne, c’est-à-dire le 31 décembre 1749, il avait été élu prieur.
Le prieurat était un hommage qu’on rendait auxjeunes gens distingués et aux fils de parents illustres.On leur donnait avec le titre de prieur la présidencedes assemblées, et dans ces assemblées l’obligationet l’honneur de prononcer des discours en latin, surdes sujets se rapportant le plus souvent à la religion.
Turgot présida comme prieur d’abord l’assembléedu 16 mai 1750 où l’abbé Morellet, qui devait devenirson ami et qui est resté toute sa vie son admira-teur passionné, fut admis à faire scs preuves; etensuite celle du 13 août de la même année, où lemême Morellet fut agrégé définitivement à la société.
Depuis 1743 jusqu’en 1750, Turgot n’avait doncjamais cessé de poursuivre les études théologiques,et ces études, avec les exercices qui en étaient lecomplément obligé, avaient donné à son esprit unematurité tout à fait remarquable.
« Pour soutenir avec distinction les exercicesthéologiques, il fallait, dit Morellet, quelque talent,