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Turgot / par Léon Say
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TUliGOT

le nom de « physiocratie ». Gournay était pour luiun physiocrate comme Quesnay.

Lidée principale de Quesnay était de porterlagriculture au plus haut degré possible de pro-spérité. Il considérait comme dépendant du travailde la terre toutes les autres occupations du monde,et sil réclamait la liberté pour lindustrie et le com-merce, cétait afin que la liberté du commerce, enfacilitant la mise en œuvre et le commerce des pro-duits agricoles, assurât à lagriculture les moyensde se développer davantage. « Pauvres paysans,disait-il, pauvre royaume; pauvre royaume, pauvresouverain. »

Gournay, tout en reconnaissant que lintérêt agri-cole devait être le principal souci des hommesdEtat, sattachait surtout à éclairer les questionséconomiques nées de lindustrie et du commerce.II avait remarqué que la concurrence était le pluspuissant aiguillon du travail et que chacun de noussavait mieux que son gouvernement ce qui était leplus favorable à son propre intérêt. Il avait prispour maxime cette parole : « Laissez faire, laissezpasser. »

Les idées propres de Gournay, développées etappliquées par Turgot, sont devenues léconomiepolitique moderne, léconomie politique dAdamSmith et de Jean-Baptiste Say.

Les doctrines économiques de Turgot sont résu-mées dans deux écrits sortis de sa plume. Le pre-mier est une étude sur Gournay, quil a envoyée en