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TCIICOT
Pour Turgot, l’impôt foncier doit être lixe et réel.Il doit être lixe, « il est très important de répartirl’imposition que supportent les terres d’après uneévaluation fixe ». Il doit être réel et « ne se répartirqu’à raison des héritages que possède chaque con-tribuable et du revenu qu’il en tire ». L’impositionsur les personnes choque par elle-même, dit-il, parceque la personne n’est « qu’un amas de besoins »....
Dans son Plan de Mémoire sur les impositions,Turgot examine le système de la quotité par rap-port au système de la répartition. On peut demanderà chacun une portion de son revenu : c’est le sys-tème de la quotité. On peut se contenter de deman-der à la nation, à chaque province, à chaque com-munauté, une somme fixe qui se répartisse ensuitesur les propriétaires : c’est le système de la répar-tition. Il trouve au système de la quotité de grandsavantages. L’Etat percevant une part proportion-nelle du revenu serait, à son avis, le propriétaireréel de cette partie du revenu. On s’arrangerait surce pied dans les achats et les ventes. Les acheteursfiniraient par ne plus acheter la part de l’Etat. Aubout de quelque temps, personne ne payerait plusd’impôt. Le revenu public augmenterait comme lesrichesses de la nation, puisqu’il en serait une quote-part. « La richesse du roi serait la mesure de larichesse des peuples, et l’administration, toujoursfrappée par le contre-coup de ses fautes, s’instrui-rait par une expérience de tous les instants, par leseul calcul du produit de l’impôt. »