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Turgot / par Léon Say
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TCIICOT

nouveau soumis ce commerce à la rigueur des anciensrèglements de police. Il avait flatté, par ce retour auxanciens usages, les préjugés du peuple et des parle-ments et satisfait les publicistes qui estimaient quela subsistance de la nation ne pouvait pas être aban-donnée à ce quils appelaient la libre cupidité descommerçants. Il avait trouvé dailleurs un secoursprécieux pour la défense de sa politique, dans le j

livre dun homme de beaucoup desprit, ami parti- ;

culier des gens de lettres et des encyclopédistes,mais dont les idées peu libérales en matière écono-mique contrastaient singulièrement avec les opinionsde la plupart de ses amis.

Labbé Galiani, cest de lui dont nous voulonsparler, avait composé une suite de dialogues sur la ^

liberté du commerce des grains, et, dans ces dialo-gues remplis de malice, desprit et dexemples tirésde lhistoire de tous les pays, il avait affirmé que lapolitique, en ce qui regarde les grains, ne pouvaitêtre quune politique de circonstance ; quelle devaitêtre différente selon les pays et, dans un même pays,selon quil sagissait de lintérieur des terres ou dubord la mer.

Labbé Terray navait pas dédaigné le secours quelui avait apporté labbé Galiani, mais il se souciaitfort peu de ses raisonnements. Ce nétaient, au fond,ni les cris du peuple, ni les vœux des parlements, »

ni les théories de Galiani qui devaient le décider àlabrogation de lédit de 1764. Il ne se rendait àaucun des arguments de ceux qui raisonnaient dans