TUItCOT MIXISTliE
117
les chevaux-légers et les gendarmes à Meulan, quiont ordre de se concerter avec lui; il aura de plusde l’infanterie dans ces deux villes. Les mousque-taires ont ordre de se tenir prêts à Paris, selon ceque vous en aurez besoin; les Noirs au faubourgSaint-Antoine peuvent envoyer des détachementssur la Marne, et les Gris, au faubourg Saint-Ger-main, le long de la basse Seine, M. l’Intendant m’adit qu’il ne craignait pas pour la haute Seine etpour la Marne, par où il ne vient pas de farine;pourtant nous les garnirons. Le colonel généralse portera à Montereau et à Melun, et Lorraine àMeaux. Pour d’ici nous sommes absolument tran-quilles; l’émeute commençait à être assez vive; lestroupes qui y ont été les ont apaisés; ils se sonttenus tranquilles devant eux. M. de Beauveau quiy a été, les a interrogés ; les uns ont réponduqu’ils étaient de Sartrouville, de Carrières-Saint-Denis, et les autres ont dit qu’ils étaient de plus devingt villages; la généralité disaient qu’ils n’avaientpas de pain, qu’ils étaient venus pour en avoir, etmontraient du pain d’orge fort mauvais, qu’ils di-saient avoir acheté deux sols, et qu’on ne voulait leurdonner que celui-là ; la plus grande faute qu’il y aiteu, c’est que le marché n’avait pas été ouvert; onl’a fait ouvrir et tout s’est fort bien passé. On aacheté et vendu comme si de rien n’était. Ils sontpartis après et des détachements des gardes ducorps ont marché après eux, pour savoir la routequ’ils tenaient. Je ne crois pas que la perte ait été