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« 2 mai 1775, 11 heures du mutin.
« Je viens de recevoir, Monsieur, votre lettre parM. de Beauveau. Versailles est attaqué et ce sontles mêmes gens de Saint-Germain. Je vais me con-certer avec M. le maréchal du Muy et M. d’Affrypour ce que nous allons faire; vous pouvez comptersur ma fermeté; je viens de faire marcher la gardeau marché. Je suis très content des précautions quevous avez prises pour Paris; c’était pour là que jecraignais le plus; vous pouvez marquer à M. Bertierque je suis content de sa conduite; vous ferez biende faire arrester les personnes dont vous me parlez,mais surtout, quand on les tiendra, point de pré-cipitation et beaucoup de questions. Je viens dedonner les ordres pour ce qu’il y a à faire ici et pourles marchés et moulins des environs. — Louis. »
Trois heures plus tard, nouvelle lettre.
« A 2 heures ce mardi 2 mai.
« Je viens de voir M. Bertier, Monsieur; j’ai ététrès content de tous les arrangements qu’il a prispour l’Oise et la Basse-Seine; il m’a rendu comptede ce qui s’était passé à Gonesse et des encourage-ments qu’il avait donnés aux laboureurs et commer-çants de grains pour ne pas interrompre le com-merce; j’ai envoyé ordre à la compagnie Noaillesà Beauvais de se concerter avec lui s’il en avaitbesoin; il vient de partir pour Mantes, où il trouvera