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sion des plus approfondies, qu’il força le Parlementd’enregistrer dans un lit de justice malgré uneopposition d’une violence extrême, et qui entraînèrentfinalement sa chute. Il périt dans son triomphe.
Les six édits soumis par Turgot au roi le 5 jan-vier 1776 avaient une importance inégale. Le pre-mier avait pour objet la suppression des corvées;le second, la suppression de la police des grains àParis; le troisième, la suppression des offices surles quais, les halles et ports à Paris; le quatrième,la suppression des jurandes et des maîtrises; le cin-quième, la suppression de la caisse de Poissy, et lesixième, enfin, la modification du droit sur les suifs.
Nous ne nous occuperons que des édits relatifsaux corvées et aux jurandes.
Il y avait déjà plusieurs années que Turgot avaitessayé pour la première fois d’affranchir les paysansde la charge de la corvée; c’était à Limoges, alorsqu’il y exerçait les fonctions d’intendant. Il avaitreconnu que le poids en était très lourd pour ceuxqui y étaient assujettis et que la main-d’œuvrequ’elle procurait à l’administration des travauxpublics était très peu productive. Aussi avait-ilessayé d’y substituer une contribution en argent.Dans l’impuissance où il était de modifier la loi, ilavait donné à cette contribution la même assiettequ’à la corvée elle-même, et en avait fait comme unesorte de supplément à la taille par voie d’abonne-ment. C’était un rachat en argent par les corvéa-bles-, qui n’était pas sans analogie avec celui qui