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défenseurs de l'Etat, ne peuvent certainement; pasêtre regardés du même œil quand il est devenucommun à la race des traitants qui ont pillé l’lîtat.D’ailleurs quelle administration que celle qui feraitporter toutes les charges publiques aux pauvrespour en exempter tous les riches ! »
Le mémoire que Cherest attribue à Malesherbescontient des observations analogues exprimées dansdes termes à peu près identiques. Turgot prétendait,non sans raison, que la doctrine qu’il soutenaitétait celle qu’avaient toujours défendue les hommesd’Etat qui avaient essayé de rétablir l’ordre dansles finances depuis Desmarcsts, Orry et de Machaultjusqu’à lui-même. « Tous les ministres des financessans exception, disait-il, ont tous pensé et agi demême; tous ont cherché à consolider l'impôt desvingtièmes, tous ont cherché à restreindre le privi-lège de la taille. » L’auteur du mémoire partage cetavis; il commence ainsi : « Tout noble, à la vérité,n’est pas riche, mais tout riche est noble.... L’impôt,qui, aux yeux de la raison et de la justice, doit êtreen proportion de la richesse, est un impôt dont, aucontraire, on s’exonère à force de richesse » ; et iltermine par ces mots : « Je conclus de tout ceci quel’objection du Parlement en faveur des privilègesde la noblesse n’est pas fondée, mais qu’il seraitdu plus grand danger que le roi laissât ce systèmeprendre quelque faveur, parce qu’il tend à détruiretout ce qui s’est fait de grand depuis un siècle ettout ce qui peut être fait de bon dans la matière des