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TURGOT
voie que les catholiques autrichiens, et la longuerésidence du comte de Chambord en Autriche n’apas été étrangère à leur évolution. Il faut direcependant qu’ils ont fait un progrès incontestable sion les compare aux catholiques d’Autriche. Les cor-porations dont ils demandent l’institution seraientlibres, ouvertes-, ne comporteraient pas de mono-pole, et seraient constituées par une application trèslarge du droit d’association.
Le grand crime de Turgot à leur sens a été, nonpas d’avoir supprimé des associations anciennesdans lesquelles s’étaient glissés évidemment beau-coup d’abus intolérables, mais d’avoir empêché lareconstitution de nouvelles associations qu’on auraitorganisées sans esprit de monopole et uniquementpour protéger ceux qui s’y seraient affiliés.
L’industrie familiale a péri, disent-ils, avec les corpsde métiers. La grande industrie, qui l’a remplacée,est venue prendre possession du siècle, traînant aprèselle un cortège de misère : le paupérisme, la grève,la lutte des classes, la désorganisation de la familleet le reste. Tout le mal est venu, ajoute-t-on, nonpas de l’abolition de corporations abusives et dégé-nérées, mais de l’oppression d’une loi jacobine, co-piée sur l’article 14 de l’édit de Turgot : « Défendonspareillement à tous maîtres, compagnons, ouvrierset apprentis desdits corps et communautés, était-ildit dans cet article quatorze, de former aucune asso-ciation ni assemblée entre eux sous quelque prétexteque ce puisse être. »