42 MÉMOIRES D’OLIVIER DE LA MARCHE.
sans moyen, du grant empire de Romme, et de cecosté, tant en patrimoine de nom comme d’aliances,descendu si 1 noblement, comme je l’ay monstré le plusà la vérité qu’il m’a esté possible. Or est bien raisonque je parle, comme j’ay dit, qui vous estes et le noblelieu dont vous estes yssu, du costé de vostre noblemere, Marie de Bourgoingne. Et pour ce que je lanomme de Bourgoingne en seurnom, je m’arresterayquelque peu à escripreque ce fut, et que c’est de Bour-goingne, et ce que j’en ay peu apprendre par enquériret par lire les anciennes istoires, et par experiment duprésent, et puis reviendray ès prochaines ligniescogneues, comme j’ay fait ès lignies paterneles. Et seje suis aucunement prolixe et long à mon récit, c’estcontre mon désir et comme constraint pour mieulxdonner à entendre ma matière. Et est dommage queplus éloquent ou plus stillé d’escripre que moy nedonne l’entendement de ma déclaration devant sy noblepersonne, mais j’ay espoir que mon vouloir sera tenupour agréable.
CHAPITRE X.
De la déclaration ’du costé de la mere; comment l’onnommoit Bourgoingne Alobrogie du temps des Rom-mains; et du régné de Bavais; et dont vindrent lespremiers Roys de Bourgoingne.
J’ay tant enquis de ceste matière de Bourgoingneque je treuve que Dyodore le Cecilien, ung moult ancien
1. « Estes descendu ainsi. »