82 MÉMOIRES D’OLIVIER DE LA MARCHE.
fut contesse de Flandres, et elle fut receue en Flandresà grant honneur, et fut cestui Phelippe le XVII 61 contede Flandres.
Et ainsy vous ay devisé comment et par quelraison les armes de Flandres furent muées, et com-ment Phelippe le Hardy espousa madame Margheritede Flandres. Par lequel mariage moult de seignou-ries escheurent à la maison de Bourgoingne, et pourle présent je me passe de declairer les enlfans venusdes dessusdits, pour continuer la matière de la fonda-cion de ce présent volume, pour ce que je reviendraytout à temps au second volume de mes mémoires 1 2 àdéclarer par quel droit de successions vous venez àces haultes seigneuries, comme j’ay dit au commence-ment en l’epistre de mon prologue.
CHAPITRE XIX.
Du duc Jehan de Bourgoingne, filz d'iceulx, qui senomma Jehan sans Paour; de ses gransfais; etpour-quoy les filz aisnez de la maison de Bourgoingne sesont nommez jusques à présent contes de Charolois;et augmenta ses armes du lyon de Flandres; et semaria à madame Margherite de Bavière, fille du ducAubert de Bavière, conte de Haynaut, de Hollande,de Zellande et seigneur de Frize.
De Phelippe le Hardy et de madame Margherite deFlandres vint le duc Jehan de Bourgoingne, qui fut, du
1. Lisez : XVIII». Martin dit XVI».
2. « En la doduction de mes mémoires. »