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Tome premier.
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87
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MÉMOIRES D’OLIVIER DE LA MARCHE. 87

ès mains dudit daulphin pour le bien de paix, surgrant seurté et promesses mal tenues, comme il appert.Et de ce fut demandé toute sa vie messire Taneguy duChastel, messire Guillaume Batillier et aultres, qu’ondisoit avoir esté serviteurs du duc d’Orléans, qui enfirent la contrevengance deshonestement, et dont tantde guerres et de maulx sont depuis venus au royaulmede France et ailleurs, et tant de terres, de maisons, devilles et de chasteaux en sont esté ars, destruis etarruinez, que de celles qui sont demourées vaghes etfliges 1 et sans labeur, elles assambliées, on en feroitung bon et fertile royaulme et de grande valeur etrevenue. Mais, monseigneur, tele mesadvenue a estépacifiée par la paix d’Arras faicte solempnelement,comme je declaireray plus à plain [tant] en ce présentescript comme en la [première]* partie de mes mémoires,et selon que mieulx me viendra à propoz, pour le vousmieulx donner à entendre.

Le duc Jehan de Bourgoingne porta les armes deson pere escartelées de France et de Bourgoingne, etmist sur le tout l’escu d’or au lyon de sables, qui sontles armes de Flandres, teles que je les ay paravantblasonnées. Et se maria celluy duc à madame Marghe-rite de Bavière, fille du duc Aubert de Bavière, contede Haynin 3 , de Hollande, de Zellande et seigneur deFrize, et d’une fille du duc de Brighe ; et fut celluyduc Aubert, filz de Loys, duc de Bavière, par la clé-mence divine Empereur de Romme, l’an trois cens et

t. « En friche. #

2. Les mss. disent < tierce. •

3. Hainaut.