MÉMOIRES D’OLIVIER DE LA. MARCHE. 149
deux baronnies demourerent par succession à ungnommé Geofroy de Bourbon, lequel Geofroy oit deuxfilz, dont l’aysné fut nommé Archembaut et le secondfut nommé Anseau. Le pere mort, l’aysné oit en partaigela baronnie de Bourbon, qui est en Bourbonnois ; et àcestc [cause] se nomment encores Bourbon l’Arcembaut.Et le second frere oit en partaige la baronnie de Bour-bon en Bourgoingne ; et pour ce que ledit second frereavoit à nom Anseau, cellui Bourbon fut nommé Bour-bon P Anseau, et encore se nomment Bourbon Lansypar mutacion de sillabes. Mais il approce la causedessus dicte. Et ainsy de recief furent séparées icellesbaronnies. Et plus ne parlerons de Bourbon Lansy,pour ce qu’il ne sert plus à nostre matière, et retour-nerons à parler de la baronnie de Bourbon l’Archem-baut, qui tousjours fut plus grant chose que l’autre.Et commencha le baron Archembaut à soy eslever hau-tement, et luy et ses hoirs montèrent et multiplièrenten mariaiges, alliances et successions. Et telement quel’on povoit icelles seignouries 1 tenir des premières etplus grandes baronnies du royaume de France.
Et advint que celle grant baronnie vint par succes-sion à une noble dame, nommée Loyse, qui en futheritiere. Et en ce temps régna saint Loys, Roy deFrance, qui de Margherite, fille du conte de Prou-vence, oit cincq filz dont le V e et maisné fut nommé■^Robert, et fut conte de Clermond pour son partaigede France. Et le maria le Roy, son pere, à l’heritiere deBourbon dessus nommée. Et pour ce qu’il estoit filzdu Roy de France et en l’augmentacion de sa sei-
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■ H- « Nommer et, » etc.