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Tome quatrième.
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XXXIV
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xxxiv NOTICE BIOGRAPHIQUE.

des nouvelles des fuyards, il envoya dès le lendemain matinà la découverte Olivier, « l’un des premiers armés de sonhostel. » Le diligent écuyer s’élance sur son cheval et, luideuxième, avec Philippe d’Arlay, un vieux routier qu’ilavait pris pour mentor, perce les rangs des archers, atteintla tête de l’avant-garde et gagne un moulin à vent oùs’étaient massés huit cents Gantois, du métier des tisserands.Mais il n’eut qu’à observer leur panique et non à les com-battre, car, saisis d’une terreur soudaine, ils s’éparpillèrentà l’approche des Bourguignons et s’enfuirent de tous cotés,dans le faubourg, derrière les barrières, même sous les litsdes maisons. Ce fut une déroute complète : on en tua toutLe jour, jusqu’à « basse vespre*. » Malgré des incidentsplus graves et des luttes plus périlleuses, la première cam-pagne d’Olivier de la Marche ne fut donc, selon son motpittoresque, qu’un « droit enoysellemont*, » une chasse auxoiseaux, un « gibier » pour les jeunes et nouveaux chevaliers,qui ne laissèrent pas d’y faire des pertes sensibles, commecelles de Sibuet Pellerin et du bâtard Cornille de Bourgogne,dont chacun déplora le trépas prématuré, mais qui y firentencore plus de butin et s’y déréglèrent, au grand déplaisird’Olivier, grand ennemi de l'indiscipline et des « pilleries. »

Toutefois l’expérience était faite et le début avait été heu-reux. Nous ne raconterons pas la seconde phase de la guerre,qui devint bientôt beaucoup plus rude et où périt Jacques doLalaing; il faut la lire dans les Mémoires. Leur auteursuivit son maître pas à pas; il fut à la bntaille de Gavre ety donna avec lui au travers des Gantois, mais sans y êtreblessé comme lui, et ne fut peut-être point, quoiqu’il s’abs-tienne de le dire, tout à fait étranger à la délivrance du duc,un instant cerné par les rebelles, frappé et mis en péril demort par eux. Il le suivit aux portes de Gand vaincuo, mais

1. Mémoires, liv. 1, ch. xxv.

2. kl., id.