NOTICE BIOGUAPIIIQUK.
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Nous avons vu plus haut que La Marche, retenu à Abbe-ville ou dans le pays de Vimeu, n’assista ni à la prise deNesle, ni au siège de Beauvais, en 1472 ; il paraît du moinsavoir pris part h la triste expédition de Normandie, danslaquelle le duc de Bourgogne se vengea de l’échec essuyédevant les murailles de Beauvais en saccageant sans profitle riche pays de Caux, en démolissant les villes et les châ-teaux et en escarmouchant jusqu’aux portes de Rouen quine s’ouvrirent pas à son approche. Son armée y souffritbeaucoup moins des viretons français que des maladies et de ladisette : sans les secours des Lillois qui lui envoyèrent desvivres, dont le seigneur de la Marche reçut nommément sapart 1 , sans l’arrivée de Nicolas de Calabre, surtout sans lasolde que Charles se décida un peu tardivement â faire dis-tribuer à quelques-uns de ses détachements 4 , elle n’eût peut-être pas teuu la campagne jusqu’à la trêve conclue avec leconnétable de Franco, h partir du 3 novembre 1472.
Dégoûté d’insuccès auxquels il n’était pas habitué, le ducse tourna du cûtè de l’Allemagne, aux dépens de laquelle ilespérait agrandir ses possessions, et il commença par mettrela main sur le duché de Gueldre, que lui avait cédé le ducArnold le30 décembre de la même année. Olivier delà Marchereçut une des premières épaves de cette conquête : la fête dela Toison d’or, célébrée h Valenciennes le 2 mai 1473, venaità peine de se terminer qu’il passa dans le duché de Gueldre
pu trahir son. maitre, il y a loin. S’il contribua à sauver Louis XIà Péronno, ce fut uniquement pour le plus grand bien do. Charlesle Téméraire.
1. Eu 1472, la ville do Lille fait offrir ix los do vin à mossiroOlivier do la Marche. Il reçut également d’ollo xn los en 1477.(Archives du Nord; Bulletin de la Société de l’histoire de France,1858, p. 298.)
2. Olivior de la Marche n’était lui-même guère mieux payé quesos compagnons d’armes. En 1473, il ne toucha aucun salairecomme maître d’hôtel et capitaine do la grande garde (Archivesdu Nord, B. 2095, n» 3.)