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NOTICE 1UOGKAPH1QUE.
avec son maître et y fut promu, comme il a été dit plus haut,k l’office de « maistre et pardessus des monnoyes du pays*. »Mais il n’y fit qu’un séjour rapide. Nicolas d’Anjou, duc deLorraine, venait de mourir subitement h Nancy, des suitesd’un empoisonnement que les onnomis du roi de France nemanquèrent pas d’imputer h celui-ci; c’était le dernier héri-tier mâle du roi René : Charles do Bourgogne saisit cetteoccasion pour tenter de s'emparer de la Lorraine et, aprèsavoir fait enlever le jeune comte René do Yaudemont,neveu du défunt, dépêcha Olivier do la Marche pour som-mer la ville de Metz de lui ouvrir ses portes, sous prétexted’y avoir une entrevue avec l’empereur. Les Messins avi-sés ayant décliné cette périlleuse hospitalité, le chevalierrevint rejoindre son maître à Luxembourg et le suivit hTrêves où Frédéric 111 attendait, non sans défiance ni quelquejalousie du faste bourguignon, son brillant vassal, dont ilconvoitait la fille unique pour son fils Maximilien (18 sep-tembre 1478). L’entrevue fut splendide : Charles, qui vou-lait en profiter pour se faire sacrer roi et restaurer la vieillemonarchie bourguignonne, y déploya un luxe écrasant,inusité ; il tint h ce quo toute sa suito fût magnifiquementparée et, en homme qui ne négligeait pas les plus mincesdétails, tandis qu’il faisait préparer ses futurs ornementsroyaux dans la cathédrale, tandis qu’il étalait dans l’abbayede Saint-Maximin les merveilleux trésors de sa maison, tels,dit Meyer, qu’en possédait Alexandre ou Assuérus, il veillalui-même â ce quo son maître d’hùtol revêtît un costumeneuf*. Malheureusement pour le duc, la voillo du jour fixé
1. Arehivos générales do liolgiquo, tunin lit do P Inventaire,p. 241, et Archives du Nord, H. 2096.
2. Lo 24 octobro 1473, La Marclio reçoit uno relie longue dovelours crumoisi ot un pourpoint do satin cramoisi pour « luivestir ot xnactro plus lionuostomont ou point. « (Arohivos duNord, JL 2098.) V. sur cotto entrovuo Rom L’iunchor, llistoive deBourgogne, t. IV, p. 410 ot 417.