miSmoiiiks n’ouvncn DE la MANCHE. 53
ce pour le pris et par le marchié 1 qui se delivre en lafourrière, et se compte par cent de bois, et par man-dées* de charbon, soubz la despencc de la cuisine. Eten suyvanl ce que le buchier se mesle de l’estât de lafourrière, le buchier doit logier et prendre logis pourl’escuicr de 3 cuisine ; les garde mengier doivent gardertoutes les viandes crues dont l’on fait provision, soitsalure ou autrement ; les potiers 4 doivent nettoier tousles vaisseaux et les habillemcns de cuisine, ilz doiventtirer toute l’eaue qui sert à la cuisine 5 . Les galopins 5et les enfans sans gaiges nourris en la cuisine doiventtourner les rostz et taire tous les autres services menusqui appartiennent en ladicte cuisine.
En continuant le fait 7 de la cuisine, nous revien-drons à la sausscrie. Le duc a deux saussiers, comp-tez par termes; et doit le saussier garder et rendrecompte de toute la vaisselle d’argent en quoy l’on sertle prince pour le fait de la cuisine, et aussi de toutela vaisselle, soit d’argent ou autrement, de quoy onsert les estatz pour icelle cause. Et quant le princeveult aller à la table, le saussier si doit 8 couvrir le buf-fet devant le queux d’une blanche nappe, et puis doitiDettre la vaisselle du prince par pilles de platz et parpilles d’escuelles devant le queux. Et sur iceluy buf-fet lu doit mettre au bas bout en faisant place pour
P « Du dois. »
2. « Munde.llos. » Manda, espèce do grand panier.
« Pour la. »
L « PortiorH. »
5- « Qui y sort. »
d. « Huppe-lopins, » marmitons.
'• « P’oslat. »
“ Lo Haussier doit aller. »