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Tome quatrième.
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118 MÉMOIRES D’OLIVIER DE LA MARCHE.

virent de lances messire Anthoine et messire Josse deLalaing, monseigneur de Peruwez de Haynnaut, mon-seigneur de llerchoubbez, et ledit messire Olivier,habilliez de mantelines de velours bleu, pourpoins desatin oramoisy, liarnas de chcvaulx de velours bleu,bordez de blanc, tous chargiez de campanes d’argent.Et le servoit aussi le bastart de Saveuse, son escuierd’escuyrie, habilliez de velours bleu.

Quunt j’ay dit de monseigneur Adolf, à ce commen-cement je dois dire de nostre chevalier à l’arbre d’orcomment il vint pour le recevoir très honnorablemcnt,vuidant hors d’une porte dorée ù ung arbre d’or quiestoit à l’autre part du champ.

Monseigneur le bastart se list amener ou champ enung riche pavillon de damas blanc et jaune, à unegouttière de drap d’or violet, bordé par bas develours vert, et si fut lors servy de monseigneur deGohem, monseigneur de Montravel, messire Huguesde Lannoy, seigneur de Jiiaumont, messire Phelippede Cohem et messire Josse de Varsennare, ayantchascun demie houssure de velours violet bordez decresée 1 blanche, chargié de grosses campanes d’argent,et de Jehan de Maulpas et Alardin Itorricl, ses escuyersd’cscuycrie, ayans hurnus de chevaulx chargiez ausside pareilles campanes d’argent. Et mondit seigneurayant sondit cheval couvert d’une riche houssure d’or-l'avrie ù ung arbre d’or, et portoit ung escu vert ettoute la teste durant.

En tel estât assemblèrent ces deux nobles chevaliersetjousterent très puissamment l’un contre l’autre par

1. ÉlulVo do laiao croisuo.