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MÉMOIRES D’OLIVIER DE LA MARCHE.
aucune chose par cscript de ce que vous me deman-dez, mais j’ay carcult 1 et pensé de vous en escripremon advis en deux manières. La première manière,c’est des grans et principaulx officiers que doit avoirurig Roy, et ne me artre 2 point sur la manière d’Alle-maigne ne de l’Empire, car vous estes assez informéde ceste matière, et mieulx que je ne vous sauroyeescripre. Mais vous informeré des estatulz de France,d’Angleterre èt d’ailleurs, où vous pourrez avoir regardà vostre bon plaisir. Et pour la seconde maniéré, jevous envoyé en ce présent volume l’estât du ducCharles, qui fut pour urig duc grant et magnificque,et en la maniéré que je l’enregistray, nous estant ausiégé devant Nuys, à larequeste du Roy Edouart d’An-gleterre qui m’envoya l’avitailleur de Calais pour avoirledit estât par escript, pour ce que en celluy temps ilvouloit descendre en France à puissance d’armes etse monstrer en son estât grant Roy et puissant, cequ’il fist et descendit. Mais la conclusion de son voiagefut qu’il retourna en Angleterre par appointement, quine fut pas trop à son avantaige, et vauldroit mieulx àung prince en prendre plus sobrement que se départirde son affaire en confusion.
Et pour ce, sire, je commenceré et entreré en lapremière voye. C’est quelz officiers doit avoir ung Roy.Et n’est pas à entendre que en chascune office il nepuist et doye avoir qu’un seul officier; mais s’entendque, selon que les seignourics de son royaulme sontgrandes, il se pcult eslargir et tenir plusieurs officiersd’une vocation, comme je pourray dire cy après.
I • Cru.
2. Arrôto.