LA GRÈCE ET LES COLONIES GRECQUES.
VII
FORMATION DES ROYAUMES DE MACÉDOINE ET D’ÉPIRE,ALEXANDRE ET SES SUCCESSEURS
Philippe et Alexandre en macédoine (360-333 av. J.-C.) I/Épire sons Pyrrhus (395-373). — Ce mouvement colonisateur ne devait pas êtrele seul à favoriser la diffusion de la langue et de lacivilisation grecques; ce résultat fut amené bien plus com-plètement encore par des événements dont nous allonsparler, et qui devaient conduire à la destruction de l’indé-pendance politique de la Grèce. Nous avons vu qu’au nordde la Grèce, la Macédoine et l’Épire étaient habitées par despeuples de même race que les Grecs. Resserrés entre lesbarbares, qui les entouraient au nord et à l’ouest, et les citésgrecques de la côte, très divisés entre eux, les Macédoniensrestèrent bien effacés jusqu’à leur réunion en corps denation sous leur grand roi Philippe. Celui-ci augmenta con-sidérablement l’étendue de son royaume, aux dépens desGrecs et des barbares, notamment en y ajoutant les pénin-sules de la Chalcidique. Cependant, malgré la situationprépondérante qu’il avait en Grèce, Philippe n’annexa à laMacédoine aucun des États grecs proprement dits, de sorteque ses victoires n’apportèrent aucune modification à lacarte de la Grèce. De même son fils Alexandre, dont lacarrière fut plus illustre encore, ainsi que les rois macédo-niens après lui, eurent des garnisons dans certaines villesgrecques, et certaines parties de la Grèce, telles que laThessalie et l’Épire, arrivèrent presque à être vis-à-vis d’euxdans une véritable dépendance ; jamais cependant celles-cine furent annexées dans le sens strict de ce mot. Enfin, les