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LA GRÈCE ET LES COLONIES GRECQUES.
romaine (149 av. J.-C.). Vers la même époque, les liguesd’Épire et de Béotie furent dissoutes (146 av. J.-C.); laligue achéenne reconnut l’autorité romaine et fut égale-ment dissoute pendant un certain temps. A quelle époquel'Achaïe devint-elle formellement province romaine, cela estassez difficile à préciser ; mais à partir de ce moment, toutela Grèce fut en réalité sujette de Rome. Athènes resta nomi-nalement indépendante, ainsi que Rhodes, Byzance, et plu-sieurs îles et villes éloignées, dont quelques-unes ne furentdéfinitivement incorporées qu’au temps de Vespasien 1 .
En arrivant à la géographie des autres pays qui tombè-rent sous la domination romaine,nous apprendrons davantageà connaître de quelle manière Rome agrandit progressive-ment l’étendue de ses possessions. Mais, il nous a paru justede commencer par la géographie de la Grèce, et il était diffi-cile de suivre celle-ci jusqu’à l’époque où elle devint provinceromaine sans dire quelque chose de cette conquête. A partirde l’année 146 av. J.-C., nous pouvons considérer la Grèceet les pays voisins comme entièrement soumis à la domi-nation romaine. Si quelques parties, en effet, ne l’étaient pasofficiellement, elles l’étaient réellement, et nous n’aurons àen parler, en tant qu’États distincts, que nombre d’annéesplus tard, alors que la domination romaine commencera àtomber en pièces.
Après avoir ainsi décrit la geograpme de la plus orientaledes trois péninsules européennes, jusqu’à l’époque où ellefit partie de la domination qui s’étendait sur tous les payssitués autour de la Méditerranée, nous allons passer à lapéninsule centrale qui devint le centre de cette domination,à la péninsule qui a reçu le nom d’Italie. La Grèce et les paysvoisins sont, de toute l’Europe, les seuls qui aient eu unehistoire indépendante et antérieure à celle de Rome; c’est
1. Cela est vrai d’une façon générale. Néanmoins, un assez grand nombrede cités grecques, tout en étant réellement sujettes de l’Empire, ne furentincorporées que bien plus tard encore, peut-être même ne le furent jamaisformellement. (Note de l’auteur.)