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Histoire générale de l'Europe par la géographie politique / par Edward A. Freeman ; traduit de l'anglais par Gustave Lefèbvre
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174 GÉOGRAPHIE ECCLÉSIASTIQUE DE L’EUROPE OCCIDENTALE.

nettement marquée entre les premiers sièges institués dès ledébut dans les villes romaines et ceux plus récents quiétaient successivement fondés à mesure que de nouveauxpays étaient portés sous la domination de l’Empire et del’Église. Cependant, même dans ce cas, l’ancienne traditionavait cours, en ce sens que chaque évêque avait son siègedans une ville et empruntait son nom à cette ville. Bienque les diocèses germaniques fussent très étendus, aucundes évêchés germaniques ne fut strictement territorial.

Changements de la carte ecclésiastique.Nouveaux sièges métropolitains. — Dans aucunepartie de la chrétienté les divisions ecclésiastiques n’ontété, dans les temps modernes, plus bouleversées qu’enAllemagne. En France, le nombre des diocèses fut considé-rablement diminué par le Concordat de Bonaparte, premierconsul. Cependant l’étendue du ressort des principaux siègesecclésiastiques fut en grande partie respectée. En Allemagne,au contraire, il n’en reste aucune trace ; il y a eu un remanie-ment complet de la carte ecclésiastique, afin qu’elle pûtconcorder avec la carte politique refaite à nouveau.Mayence et Trêves ne sont plus des sièges métropolitains,et nous voyons, au contraire, un archevêque de Munich etun archevêque de Fribourg qui n’ont jamais existé dansl’histoire. Longtemps auparavant, sous Philippe II, un chan-gement complet des divisions ecclésiastiques se produisitdans ces parties du royaume germanique qui s’en étaientpour ainsi dire détachées sous les ducs de Bourgogne. C<am-brai et Matines dans la province de Reims, et Utrecht dansla province de Cologne, devinrent des sièges métropolitains.Des changements politiques récents ont fait que ces troisvilles appartiennent maintenant à trois états distincts.