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LE ROYAUME UE GERMA.N'IE.
lande, se trouvait compris entièrement* dans l’ancien royaumegermanique; de même celui de la plus grande partie duroyaume moderne de Belgique. Pareille tendance s'est éga-lement manifestée de notre temps pour le sud-est de l’Alle-magne, où certaines parties qui dépendaient de l’ancienroyaume appartiennent maintenant à la monarchie austro-hongroise. C’est le contraire qui s’est produit au nord etau nord-est, et de ce côté le royaume a toujours, à partquelques fluctuations, manifesté une grande tendance àl’extension. Cette double tendance a eu pour effet de rendrel’empire d’Occident, continué par le royaume germanique,tout à fait différent au point de vue géographique de l’empireromain d’Occident dont il était la continuation historique.Le Saint-Empire Romain, à l’époque de sa chute finale, necontenait qu’une bien faible partie du territoire qui avaitappartenu à l’empire de Trajan. Il n’en contenait aucune del’empire de Justinien, sauf quelques parcelles situées toutà fait au nord-est de l’ancien royaume d’Italie.
Particularités de la géographie politique del’Allemagne. — Nous allons nous occuper maintenantdes révolutions géographiques de l’Allemagne, en les pre-nant autant que possible dans leur aspect européen, carnotre sujet ne comporte pas davantage. Aucun autre paysn’a eu autant à enregistrer de changements intérieurs,et cela parce que les divers membres de l’empire ont finipar devenir en réalité de véritables souverains, et que lesprincipautés étaient divisées entre plusieurs membres de lamôme famille. Il y a peu de pays également où la nomen-clature ait varié d’une façon aussi singulière.
Pour prendre deux exemples qui se présentent immédia-tement, le royaume moderne de Saxe n’a de commun quele nom avec la Saxe qui fut soumise par Charlemagne. Leroyaume moderne de Bavière représente en grande partiel’ancienne Bavière, mais il s’est tellement agrandi d’un côté,
1. Sauf la petite partie de la Flandre qui faisait partie de cette confédération.(Note de l’auteur.)