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Histoire générale de l'Europe par la géographie politique / par Edward A. Freeman ; traduit de l'anglais par Gustave Lefèbvre
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LE ROYAUME RE GERMANIE.

ment du royaume des Francs occidentaux pour se confondreavec celui des Francs orientaux, c’est-à-dire pendant lagrande période des Ottons de la dynastie saxonne (936-1002).La frontière du côté du royaume occidental était alors clai-rement établie, et elle n’était sujette à contestations que surun petit nombre de points. Il est à peine besoin d’insistersur ce fait que la Lotharingie, qui à cette époque compre-nait tous les Pays-Bas sauf la Flandre, appartenait toutentière à l’Empire. C’est dans cette région que la frontièregermanique a dans la suite le plus grandement reculé. LaBourgogne a été bien plus atteinte que l’Allemagne par lesprogrès de la France; mais une portion considérable duroyaume germanique n’en a pas moins tout d’abord étéabsorbée par la France, qui a dû la rendre ensuite en par-tie. Les Pays-Bas étaient en réalité tellement en dehors del’Allemagne avant le commencement des annexions de laFrance de ce côté, qu’il sera préférable d’en parler dans unautre chapitre.

Les autres points sur lesquels la frontière germanique aconsidérablement reculé au profit de la France, ont étéla Haute-Lotharingie ou Lorraine, — la Basse-Lotharingiese trouvant plutôt reliée à l’histoire des Pays-Bas, — etl’Alsace qui dépendait de la Souabe. Le duché de Bar, placéentre la Lorraine et la France, subit de nombreuses fluctua-tions jusqu’à sa réunion (1473) au duché de Lorraine, dontil suivit à partir de ce moment la destinée. Au siècle suivant,l’annexion des ti'ois évêchés lorrains de Mets, Tout et Verdundonna accès à la France dans l’intérieur même du duché(1552). A la paix de Westphalie, la France obtint la cessionformelle de ces conquêtes, ainsi qu’un agrandissement con-sidérable par suite du démembrement de l'Alsace (1648).Mais ce dernier pays n’était pas cédé en totalité à la France;celle-ci ne faisait que remplacer la maison d’Autriche dansles possessions et les droits qu’elle y avait. Strasbourg, eneffet, restait toujours à l’Empire ainsi que différentes petitesvilles et districts de l’Alsace ; mais l’occasion devait naturelle*