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LE ROYAUME UE GERMAIN 1E.
magne; de même les grands districts de Trente, d 'Aquilée,d’Istrie, et même Vérone. Toute la région qu’ils embras-saient constituait un margraviat, dont une partie finit parêtre rattachée à l’Allemagne et l’autre à l’Italie. Mais làaussi, la frontière n’avait aucune importance pratique tantque les couronnes d’Italie et d’Allemagne furent réunies(961-1550), tant que le roi commun à l’un et à l’autrede ces pays conserva une autorité réelle dans tous deux(961-1250). Aussi voyons-nous que dans la suite, aussi bienavant qu’après la dissolution du royaume germanique, laquestion était bien plutôt entre l’Italie et la maison d’Au-triche qu’entre l’Italie et l’Allemagne. Tous ces changementsd’ailleurs seront rapportés dans un autre chapitre
III
FRONTIÈRES OU NORD ET DE L'EST. — LES MARCHES.
Les marches du sud-est et lu marche da-noise. — Les choses se présentent tout différemment poul-ies frontières de l’est et du nord. De ce côté eurent lieudes changements réellement importants, et l’Allemagne, entant qu’Allemagne, y fit des progrès plus grands que par-tout ailleurs. Le long de cette frontière, l’empire romainet le royaume germanique signifiaient la même chose; lafrontière avait à être tracée, autant qu’elle pouvait l’être,avec des nations qui n’avaient jamais eu affaire à l’an-cien empire; et, pendant des siècles, le terminus romainavança ou recula, suivant les péripéties d’une lutte quifut de longue durée. Une série de marches ou territoiresde la frontière, avec des gouverneurs revêtus de pouvoirsspéciaux pour la défense et l’extension de cette frontière,étaient échelonnées sur toute sa longueur. Elles avaient à