L’ALLEMAGNE PENDANT LE XIX» SIÈCLE.
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I
PREMIÈRE PÉRIODE (1801-1814)
Traité de Lunéville (1801). — Perte de larive gauche du Rliin. — Création de quatrenouveaux électorats. — La dernière guerre quel’Empire, en tant qu’empire, eut à soutenir contre la France,fut celle qui se termina au bout de huit ans par la Paix deLunéville (1801), et qui mit la France en possession detoute l’Allemagne située sur la rive gauche du Rhin. Nouspouvons nous rendre compte de l’importance de ce sacrificepour l’Allemagne, en songeant que les trois villes métropo-litaines de Cologne, Mayence et Trêves, la ville royale d'Aix-la-Chapelle, et les célèbres évêchés de Worms et Spire enfaisaient partie. Nombre de princes perdirent ainsi tout oupartie de leurs possessions, et il fut ensuite convenu qu’ilstrouveraient une compensation dans le reste du royaume,aux dépens des villes libres et des princes ecclésiastiques(1803). La grande hiérarchie germanique d’évêques et abbésprinciers fut alors supprimée, sauf une seule et uniqueexception. L’ancienne métropole de Mayence ayant passé àla France, le siège de son archevêque fut reporté à Ratis-bonne, où, sous le titre de Prince-Primat, ce prélat restaélecteur et archichancelier de l’empire. Salzbourg devint unélectorat séculier. Les autres états ecclésiastiques furentajoutés aux possessions des princes voisins, et de toutes lesvilles libres il n’en resta plus que six : les trois villeshanséatiques de Lubeck, Brême et Hambourg, et les villesintérieures de Francfort, Nuremberg et Augsbourg.
Trois nouveaux électorats furent créés en sus de celuide Salzbourg: ce furent ceux d e Wurtemberg, Bade et Hesse-