224 L’ALLEMAGNE PENDANT LE XIX» SIÈCLE.
siennes formaient ainsi deux masses détachées, de dimen-sions bien inégales, et qui semblaient aspirer à une uniongéographique plus étroite. Quant à la principauté de Neu-châtel, qui rendit le roi de Prusse membre de la confédé-ration suisse, il en sera question à un autre moment.
Parmi les territoires allemands recouvrés par l'Autriche,et pour lesquels elle fit partie de la confédération, figurè-rent Salibourg, le Tyrol, Trente, Brixen, ainsi que les paysdu sud-est qui avaient passé à la France. Le territoire de laconfédération arriva ainsi jusqu’à l’Adriatique comme celuide l’ancien royaume.
Le Danemark entra dans la confédération pour le Holsteinet pour une nouvelle possession, celle du Lauenbourg.c’est-à-dire le duché qui représentait en quelque sortel’ancienne Saxe. Le roi des Pays-Bas entra dans la confédé-ration pour le grand-duché de Luxembourg, dont une partieavait été détachée dans le but de grossir les possessionsrhénanes de la Prusse. La Suède, après avoir cédé la partiede la Poméranie qui lui restait, cessa complètement d’êtreun état germanique.
Il y eut donc ainsi cinq états entrant partiellement dansla confédération. Pour l’un d’eux seulement, la distinctionentre les territoires allemands et non-allemands n’existaitque dans la forme. La Prusse, en effet, était en réalité unétat purement allemand et le plus grand de tous les étatspurement allemands. L 'Autriche, sa rivale, avait un rangplus élevé dans la confédération, et son autorité s’étendaitsur un territoire continu beaucoup plus considérable ; maispour elle la distinction entre les pays allemands et non-allemands avait une base réelle, comme les derniers évé-nements l’ont prouvé. Il a été possible d'exclure l’Autrichede l’Allemagne; faire de même pour la Prusse eût été abolirl’Allemagne Le Hanovre avait le même souverain que laGrande-Bretagne; mais il était tellement en dehors de laGrande-Bretagne, et avait si peu d’influence sur ses affaires,qu’il était avant sa séparation d’avec la Grande-Bretagne,