(/ALLEMAGNE PENDANT LE XIX' SIECLE.
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un état tout aussi germanique qu'il le fut après. Pour leDanemark et les Pays-Bas, la plus grande partie de leurterritoire se trouvait en dehors de l’Allemagne et confinaità celui que leurs princes possédaient en Allemagne. Il yavait là matière à toutes sortes de questions et de difficultéspolitiques qui, dans le cas du Danemark notamment, eurentles conséquences les plus graves.
Les États appartenant en entier à la Confédé-ration. — Parmi les membres de la confédération dont leterritoire se trouvait complètement en Allemagne, la Bavièreoccupait le premier rang. Elle dut restituer à l’Autrichetous les pays qu’elle avait acquis récemment au sud, maiselle eut de larges compensations au nord-est. La Bavièremoderne comprend une étendue assez considérable de l’an-cienne Bavière, de la Souabe et de la Franconie; elle ren-ferme les villes fameuses d'Augsbourg et de Nuremberg, ainsique les grands évêchés de Bamberg et de Wurtzbourg; ellea recouvré en outre une partie de l’ancien Palatinat, à l'ouestdu Pdiin, ce qui a porté Spire sur la liste des villes bava-roises.
Les autres royaumes de la confédération avaient uneétendue moins considérable. Cependant, quoique que la Saxefût bien diminuée, elle conservait, à beaucoup de points devue, une importance tout à fait disproportionnée avec sonétendue géographique. Le Wurtemberg , agrandi par l’an-nexion de différents territoires provenant des possessionssouabes de l’Autriche et par celle d’autres petites prin-cipautés, était encore, malgré cela, le plus petit desroyaumes; sa position toutefois était supérieure à celle qu’ilavait eue sous ses anciens comtes et ducs. On peut ranger àcôté de ces états le grand-cluché de Bade, qui avait une fron-tière étrangement irrégulière, et qui comprenait les villesà' Heidelberg et de Constance.
Viennent ensuite une foule de petits états à la tête desquelsnous trouvons les deux principautés de Hesse, — le grand-duché de Hesse-Darmstadt, et la Ilesse-Cassel dont le prince
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