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L’ALLEMAGNE PENDANT LE XIX' SIÈCLE.
royaume de Hanovre, du duché de Nassau, de la liesseélectorale et de la ville de Francfort. Les états situés ausud du Mein, la Bavière, le Wurtemberg, Bade et la partieméridionale de la Hesse-Darmstadt restèrent pendant un cer-tain temps séparés de la nouvelle confédération. Les pos-sessions non-allemandes de la Prusse, c’est-à-dire la Prusseproprement dite et le duché polonais de Posen, firent partiede la nouvelle confédération, ainsi que le Slesung nouvelle-ment conquis ; d’un autre côté, tout ce qui appartenait àl'Autriche dans l’ancienne confédération se trouva exclude la nouvelle. Le Luxembourg ne fut pas davantage comprisdans la nouvelle ligue, et après quelques contestations, il futl'année suivante reconnu comme territoire neutre gouvernépar son propre duc, le roi de Hollande. La petite principautéde Liechtenstein fut peut-être complètement oubliée; néan-moins, comme elle ne fut pas comprise dans la confédé-ration, comme elle ne fut pas non plus incorporée à quelqueautre état, on peut dire qu’elle était devenue absolumentindépendante.
Les frontières géographiques de l’Allemagne subirent ainsides changements aussi grands que ceux qui provinrent desguerres de la Révolution française. L’aspect géographiquede l’état placé à la tête de la nouvelle ligue fut aussi sensi-blement modifié. La longueur extraordinaire de sa fron-tière, qui avait jusque-là caractérisé la Prusse, ne fut pascomplètement détruite par le fait de ses nouvelles an-nexions, mais elle fut considérablement diminuée. Si nousconsidérons le royaume de Prusse proprement dit, nousvoyons qu’il est devenu bien plus compact, et que les deuxgrandes masses détachées qui le constituaient sont mainte-nant réunies. En outre, maintenant que la Prusse toucheen grande partie aux états d’une confédération dont elle-même est le chef, sa position géographique a une impor-tance politique bien moins grande.
Conquête de JL’AIsace-Lorraine (t870d 87i).Rétablissement de l’Empire d’Allemagne. —