IX ROYAUME D’ITALIE DES EMPEREURS ALLEMANDS. 215
presque tout le pays finit par appartenir à des princes;mais ces principautés reconnues, ainsi que les tyrannies quiles avaient précédées, eurent de l’importance en Toscaneplus tard que partout ailleurs.
Lucques eut au quatorzième siècle une courte époque degrandeur sous son célèbre tyran Castruccio (1520-1338) ;mais, avant et après cette époque, elle ne joua, comme ré-publique, qu'un rôle secondaire en Italie. Cependant elleput se maintenir en république jusqu’au bouleversementgénéral de la Révolution française; dans les derniers temps,toutefois, elle était devenue une oligarchie.
Pise conserva pendant un certain temps sa grandeur ma-ritime et elle resta la rivale de Gênes. Cette dernière répu-blique, moins célèbre au début, forma un état bien plusdurable. Elle établit sa domination sur le littoral situé dechaque côté de sa rivale, et elle conserva la Corse jusqu’àune époque très peu éloignée de nous. Des causes physiquesamenèrent la ruine de la puissance maritime de Pise; aprèsune guerre de plus de cent ans (1309-1428), la Sardaignedevint un royaume de la maison d’Aragon, et Pise passaelle-même sous la domination de Florence (1416).
Cette ville célèbre, la plus grande des républiques deToscane et même d’Italie, commençait à être telle à peuprès à l’époque où sa devancière, Milan, tombait sous l’au-torité des tyrans. Florence étendit sa domination sur Vollerra,Arezzo et beaucoup d’autres villes de moindre importance,et elle finit par devenir maîtresse de toute la Toscane sep-tentrionale. Au sud, la république de Sienne forma égale-ment une domination assez étendue.
Tes Médicis à Florence (1434>1567). — Du-ché et présides de Toscane. — Les Médicis, à Florence,arrivèrent à former une tyrannie héréditaire, mais cettetyrannie eut un caractère intermittent (de 1434 à 1494 et de1512 à 1527); elle était soutenue seulement par la forceétrangère, et elle était renversée chaque fois que Florenceavait la force d’agir par elle-même. Ce fut seulement après la