248 LA PENINSULE ITALIENNE DEPUIS LE XVI' SIECLE.
étaient pour la plupart placées sous l'influence étrangère,et quelques-unes d'entre elles étaient même gouvernées pardes princes étrangers. Les états italiens furent unis, par-tagés, passèrent d’un maître à un autre, selon les fluctua-tions de la guerre et de la diplomatie, sans que la volontéde ses habitants ou l’autorité d’un pouvoir central quelcon-que y fussent pour quelque chose. En réalité, il y eutbien un pouvoir dominant pendant la plus grande partiede cette période, mais ce ne fut pas celui d’un roi d’Ita-lie, même nominal. Pendant longtemps ce pouvoir appartintà la maison d’Autriche, à la branche espagnole d’abord, carce fut elle qui hérita à l’abdication de Charles-Quint de sasuprématie en Italie (1555-1701), puis à la branche alle-mande (1713-1793), dont la domination, moins absolue, futexercée, non pas au nom de l’empire ou de l’un quelconquedes royaumes impériaux, mais dans son caractère exclu-sivement autrichien. Et maintenant que le nom d’Italie nesignifie plus qu’une certaine étendue de la carte, il nousfaut accorder quelque attention à deux états qui vont avoirune influence plus directe sur l’histoire italienne ; ces deuxétats sont au nord la Savoie et au sud les royaumes Sici-liens.
Groupement de l’Italie septentrionale enÉtats plus considérables (1540-1 > 748). — Versl’époque du couronnement de Charles-Quint, ou du moinspendant la génération qui suivit, la plus grande partie del’Italie finit par ne plus comprendre qu’un petit nombred’états, d’une étendue considérable comparativement à ceuxqui existaient auparavant. Il y avait bien encore quelquespetites principautés, comme celle de Monaco , située tout àfait au nord-ouest, et qui existe encore; de même la petite ré-publique de San Marin, enclavée d’abord dans les États del’Église, et maintenant dans le royaume moderne d’Italie.Mais tous ces petits états n’étaient que de simples survivants.
Au nord-est, Venise perdit momentanément ses possessionscontinentales dans la guerre de la ligue de Cambrai; mais